Par Pauline Paramo
11/9/2017

Protéger l’eau potable, c’est vital. Ce principe plein de justesse et de vérité, c’est le slogan de Solidarité Ristigouche, cette petite municipalité gaspésienne de 157 habitants poursuivie par la compagnie pétrolière Gastem pour un montant de 1,5 million de dollars.

 

Le cas de Ristigouche : David contre Goliath en Gaspésie

En 2011, la pétrolière Gastem présente son projet de forage exploratoire à la ville de Ristigouche Sud-Est et obtient les différents permis requis pour le réaliser. Le projet ne suscite pas de grande opposition jusqu’au moment où Gastem annonce qu’elle s’apprête à forer à proximité des puits artésiens de plusieurs citoyens. Inquiets, ceux-ci se tournent vers les lois environnementales provinciales.

Or, il faut savoir qu’en 2013, aucune loi ne précise la distance minimale qui doit exister  entre un puits et un forage. Devant l’inexistence de normes pour appuyer la municipalité dans sa volonté de protéger l’eau potable, Ristigouche fait appel à des experts afin de se doter d’un règlement interdisant de forer à moins de deux kilomètres d’un puits. Le projet de Gastem n’étant plus possible, la compagnie transmet une mise en demeure à la municipalité, qui se transformera en poursuite. Ce n’est qu’en juillet 2014 que le gouvernement provincial adopte une loi interdisant de forer à moins de 500 mètres d’un puits.

Entre temps, les citoyens de Ristigouche se sont unis afin de défendre et soutenir leur municipalité dans la lutte judiciaire.

 

L’eau potable, un droit fondamental pour tous

Il existe actuellement plusieurs lois en matière de qualité de l’eau afin de protéger la santé humaine et celle de nos écosystèmes. Toutefois, il reste encore du chemin à faire. À Ristigouche comme dans toutes les villes et communautés de la province et du pays, nous devons protéger et garantir l’accès à une eau salubre et potable.

Au Québec et ailleurs au Canada, des municipalités sont touchées par des problématiques liées à la protection de l’eau. D’autres peinent encore à avoir accès à une eau propre. Cette réalité, c’est celle de plus de cent communautés autochtones à travers le Canada, qui souffrent de problèmes d’approvisionnement en eau propre et potable depuis des années, voire même des décennies, avec toutes les conséquences sur la santé que cela implique. Cette situation est inacceptable quand on sait que le Canada dispose de 20 % des ressources en eau douce de la planète !

 

Ensemble, nous avons le pouvoir de changer les choses!

En encourageant le gouvernement fédéral à réviser la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE) avant avril 2018, nous faisons un pas important vers la reconnaissance du droit de vivre dans un environnement sain.

Le droit à un environnement sain, c’est l’idée puissante voulant que les Canadiennes et les Canadiens ont le droit de respirer de l’air pur, de boire de l’eau potable, de manger des aliments sains et d’avoir leur mot à dire concernant les décisions qui concernent leur environnement et leur santé.

Ce droit, ce serait un outil incomparable mis à la disposition de tous pour protéger leur eau potable face aux projets d’entreprises et d’industries privées susceptibles de mettre en péril notre environnement, notre santé et celle des générations futures. Des modifications majeures s’imposent pour réparer la LCPE. Au premier plan se trouve la nécessité d’intégrer le droit à un environnement sain. La Loi, ainsi modifiée, permettrait aux citoyens d’avoir une plus grande mainmise sur les décisions qui touchent à l’environnement, en assurant une plus grande transparence et une participation accrue au processus décisionnel.

 

Ensemble, protégeons notre environnement et la santé de ceux qui nous sont chers. Montrez votre soutien en signant la pétition ici! #RéparonsLaLCPE