Par Brigitte Poupart
9/24/2014

Par Brigitte Poupart, directrice artistique du concert-bénéfice « David Suzuki rencontre la prochaine génération » le 15 octobre 2014 au théâtre Corona.

Invitée par la Fondation David Suzuki à mettre en scène un spectacle inédit dédié à David Suzuki pour souligner la Tournée bleu Terre, sa dernière tournée pancanadienne, je me suis questionnée sur la notion d’héritage et la responsabilité de l’artiste envers les enjeux environnementaux.

L’artiste de son temps partage les mêmes obligations auxquelles est confronté le reste de la société et la création contemporaine est à la hauteur de la complexité de notre monde. Dans l’intime, la création est un acte de foi, un choix de vie et un état d’esprit, une réflexion psychique, émotive et philosophique. Dans la sphère publique, le résultat de ces créations est pour moi une façon de mesurer l’avancement d’une société.

D’après moi, l’artiste prend parole par le simple fait de monter sur scène. Comme dirait mon ami Louis-Jean Cormier : n’est-ce pas le devoir de l’artiste de prendre position? Je réponds seulement que de ne jamais le faire, c’est paresseux!

Ainsi, un rassemblement comme celui du 15 octobre prochain au théâtre Corona à Montréal, est une forme de solidarité active de la part des artistes (pour une cause). Or, tout comme eux, je suis convaincue que cette cause qu’est l’environnement est capitale pour notre survie.

Mère de deux enfants, j’ai une famille atypique. Mon ainée est ma fille biologique et ma fille cadette, je l’ai adoptée en Haïti à l’âge de deux ans. Grâce à l’adoption, mes filles ont compris de façon émotive et intime la notion de partage des richesses dès leur plus jeune âge. La surconsommation n’a jamais fait partie de leur quotidien. J’ai toujours eu le souci de leur transmettre l’idée de prendre soin de l’environnement par le biais d’habitudes saines, responsables et conséquentes.

Aujourd’hui, elles se sentent concernées. Elles sont, d’après moi, l’exemple concret que nos actions nous définissent davantage que nos discours.

Des actions, il faut en poser tous les jours, qu’elles soient simples ou grandioses.

De fait, accepter d’organiser un spectacle pour cette cause allait de soi pour moi.

J’ai décidé d’orienter le spectacle vers une formule acoustique, intimiste, humble. Une rencontre privilégiée, à l’image de l’homme que l’on célèbre. Plus que jamais, nous avons besoin d’ambassadeurs poètes qui rêvent à mieux. L’héritage de David Suzuki doit s’inscrire dans tous les milieux. Ce spectacle sera justement l’occasion idéale pour réunir les gens de tous les milieux (affaires, artistes, environnementalistes). La musique adoucit les mœurs et permet un métissage de médium et de public. Ce métissage commence d’abord par le choix des artistes eux-mêmes issus de la musique pop anglophone et francophone.

Mon souhait est que l’écho de cette célébration se poursuivre bien au-delà de ce spectacle… mais pour l’heure, faisons du bruit pour se faire entendre du plus grand nombre!

Au plaisir de vous y voir le 15 octobre prochain.

Brigitte Poupart, metteur en scène et directrice artistique engagée (!)

(Crédit photo: Arash Radpour 2007)

One Response to “La Tournée bleu Terre: l’artiste comme ambassadeur”

  1. marjolaine boisvert says:

    j’aimerais savoir si à Trois-Rivières il y a quelque chose pour me référer ou m’impliquer !! merci de me répondre

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