Par Pauline Paramo
3/1/2018

Par Lynn Daoust, blogueuse invitée.

J’avais très peu d’attentes lorsque j’ai décidé de faire part de mes préoccupations environnementales à ma députée Carla Qualtrough.

Je m’inquiétais de la qualité douteuse de l’air à South Delta (C.-B.) à cause des expéditions de charbon, de l’industrialisation des terres agricoles et de la récente découverte d’émissions fugaces de méthane provenant de puits de gaz naturel situés dans le nord de la Colombie-Britannique, qui dépassaient largement les estimations (voir le rapport de la Fondation David Suzuki, en anglais uniquement).

Heureusement, à la fin de ma rencontre avec la ministre Qualtrough, je me suis sentie soutenue, entendue et comprise!

Ce qui m’a d’abord conduite au bureau de la députée, c’est ma passion pour l’environnement, qui est née de mon engagement à ne pas laisser mon empreinte écologique sur cette planète. J’adore la nature, tout comme mon petit-fils, et je tiens à protéger la Terre qui nous nourrit.

Mon amour de la nature m’a amenée à m’impliquer dans le mouvement Bleu Terre. C’est ainsi que j’ai appris qu’on pouvait depuis peu modifier la Loi canadienne sur la protection de l’environnement.

Le Comité permanent de l’environnement et du développement durable a récemment recommandé le renforcement de la loi afin d’y inclure les droits environnementaux. Cette nouvelle m’a permis de reprendre espoir. Je me donc suis renseignée sur la loi et je me suis rendue au bureau de la ministre Qualtrough pour prendre rendez-vous. La directrice de son bureau de circonscription, Bernadette Kudzin, a été merveilleuse et un rendez-vous a été fixé pour la semaine suivante.

J’étais plutôt anxieuse et nerveuse à l’idée de cette rencontre, mais j’étais heureuse d’apprendre que nous avions de nombreuses valeurs en commun. Nous avons discuté de nos préoccupations communes face à l’éventuelle perte de l’habitat d’alimentation des bécasseaux, un oiseau rare, à l’embouchure du fleuve Fraser, en raison de l’agrandissement proposé de Port Metro Vancouver. Nous étions toutes les deux d’avis que Delta est un endroit spécial. La réserve naturelle Burns Bog, les estuaires du fleuve Fraser, l’écosystème de Boundary Bay, les terres agricoles, les refuges d’oiseaux migrateurs et la proximité de la mer des Salish donnent à Delta un caractère unique qui mérite d’être protégé.

Nous avons ensuite discuté des recommandations du Comité permanent visant à renforcer la Loi sur la protection de l’environnement. J’ai demandé directement à la ministre Qualtrough : « Appuyez-vous la recommandation du Comité permanent de l’environnement et du développement durable d’inclure les droits environnementaux dans la Loi canadienne sur la protection de l’environnement? ».

Sans hésiter, elle m’a répondu oui.

J’ai pensé : « Ça alors, il y a peut-être encore de l’espoir pour nos enfants, nos petits-enfants et nous-mêmes! ».

Le leadership et l’engagement de la ministre Qualtrough à l’égard des droits environnementaux m’ont stimulée. J’ai quitté son bureau, reconnaissante de la discussion ouverte et franche que nous avions eue, et j’ai renoué avec l’espoir que nous pouvons protéger l’environnement pour les générations futures.

J’aimerais adresser un remerciement sincère à ma députée Carla Qualtrough, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, ainsi qu’à la directrice de son bureau de circonscription Bernadette Kudzin pour leur engagement à l’égard à la gérance continue de l’environnement.

Si vous souhaitez vous joindre à moi pour agir afin de protéger nos communautés et les générations futures, n’hésitez pas à appeler  votre député(e) et Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique en utilisant l’outil Bleu Terre.

Lynn Daoust
Résidente engagée de Delta

 

Photo : Owen Byrne