Pourquoi réclamer nos droits environnementaux?

Le droit à un environnement sain est protégé dans la constitution de plus de 110 pays. Plusieurs autres encadrent formellement les droits environnementaux. Le Canada ne fait malheureusement pas partie de ceux-ci.

Le Conference Board du Canada classe notre pays au 15e rang sur 17 pays industrialisés sur une série d’indicateurs environnementaux. Cela se traduit par de sérieux impacts sur la santé de la population et de l’environnement à travers le pays. Par exemple, un Canadien ou une Canadienne à faible revenu sur quatre vit à moins d’un kilomètre d’une source importante de pollution industrielle. Les coûts liés à la pollution au Canada totalisent plus de 100 milliards de dollars par année.

De toute évidence, les lois environnementales canadiennes existantes sont impuissantes à protéger l’environnement et la santé de la population. Pendant ce temps, on observe que les pays qui ont adopté des lois reconnaissant le droit à un environnement sain affichent de meilleurs performances sur les plans économique et environnemental!

Environ 85 % des citoyennes et des citoyens du Canada sont en faveur du droit de vivre dans un environnement sain.

Nous sommes convaincus qu’une Charte fédérale des droits environnementaux aurait pour effet immédiat de créer un cadre réglementaire harmonisé et fort pour assurer la protection de l‘environnement. Ce serait en même temps une avancée majeure vers notre objectif ultime : inscrire les droits environnementaux dans la Charte canadienne des droits et libertés.

En fait, une Charte fédérale des droits environnementaux servirait efficacement la protection de l’environnement pour :

  • Assurer aux citoyens l’accès à l’information dont ils ont besoin pour être bien renseignés au sujet des décisions et actions du gouvernement sur le plan environnemental ;
  • Permettre aux citoyens de participer au processus d’élaboration, de mise en œuvre et d’évaluation de la réglementation environnementale ;
  • Assurer aux Canadiennes et Canadiens l’accès aux tribunaux, en dernier ressort, en situation de conflit irréconciliable entourant le processus décisionnel touchant à l’environnement.

La plupart d’entre nous sommes mus par des inquiétudes à l’égard de l’environnement, d’autres par la volonté d’une meilleure santé ou d’une justice plus équitable.

À ce jour, plus de personnes ont rejoint le mouvement Bleu Terre! Parmi elles, plusieurs milliers se sont engagées bénévolement pour créer un groupe Bleu Terre de la Fondation David Suzuki dans leur communauté. Et on en ressent déjà les effets positifs : 160 municipalités représentant plus de 15,7 millions de personnes d’un bout à l’autre du pays ont reconnu le droit à un environnement sain. Il est temps de garantir ces droits pour tout le monde au Canada.

C’est par la force du nombre que nous ferons la preuve que le temps est venu de reconnaître juridiquement le droit à un environnement sain. Joignez-vous au mouvement!

Joignez-vous au mouvement!