1. Qu’est-ce que le mouvement Bleu Terre?

Le mouvement Bleu Terre est une campagne publique qui a pour but de soutenir l’essor du vaste mouvement citoyen exigeant une action concrète, une Charte environnementale au niveau fédéral. Cela pour assurer la protection des gens et des lieux qui leur sont chers. Ce projet est associé à la Fondation David Suzuki, organisme environnemental largement respecté, et ses partenaires de tous les échelons de la société.

Notre mission est de promouvoir la nécessité d’inscrire à terme dans la Charte canadienne des droits et libertés le droit de toutes les citoyennes et tous les citoyens du pays de vivre dans un environnement sain. Bien que le Québec ait adopté en 1972 la « loi sur la qualité de l’environnement », seule une reconnaissance officielle à l’échelle du Canada du droit de vivre dans un environnement sain garantira la protection de ces droits pour les générations actuelles et futures.

2. Qu’est-ce que le droit de vivre dans un environnement sain?

Le droit de vivre dans un environnement sain est cette idée toute simple, mais si puissante, selon laquelle tous les citoyenne et citoyen méritent de respirer de l’air pur, de boire de l’eau potable et de se nourrir d’aliments sains. Bien que le Québec ait adopté en 1972 la « loi sur la qualité de l’environnement », seule une reconnaissance officielle à l’échelle du Canada, comme une modification de la Constitution, du droit de vivre dans un environnement sain garantira la protection de ces droits pour les générations actuelles et futures. Une telle modification intégrerait nos valeurs en tant que citoyenne et citoyen dans nos lois fondamentales amélioreraient nos performances en matière environnementale, et veillerait à ce que tous les ordres de gouvernement respectent leur obligation de protéger les gens et les lieux qui nous sont chers.

3. La Constitution canadienne ne protège-t-elle pas déjà mon droit à un environnement sain?

Non. Bien que plus de 110 nations sur la planète protègent déjà le droit de vivre dans un environnement sain de leurs citoyenne et citoyen, la Constitution canadienne ne fait aucune mention de l’environnement.

4. Ouvrir la constitution est un processus délicat et controversé. Ne serait-ce pas comme ouvrir la boîte de Pandore?

Il est vrai que les accords du lac Meech et de Charlottetown ont tous deux échoué. Mais, depuis 1982, la Constitution canadienne a subi 11 modifications sur des enjeux particuliers. Le droit à un environnement sain est un enjeu particulier qui jouit d’un soutien massif de la population. Comme pour tout changement politique majeur, la Constitution sera modifiée si le projet obtient le soutien de nombreuses personnes.

5. Modifier la Constitution/Charte canadienne des droits et des libertés semble être un objectif à long terme. Quelles mesures pouvons-nous prendre immédiatement pour protéger notre droit de vivre dans un environnement sain?

Bien que le Québec ait adopté en 1972 la « loi sur la qualité de l’environnement », cela ne garantit pas notre droit à un environnement sain. La reconnaissance constitutionnelle fédérale du droit de vivre dans un environnement sain offrira le degré le plus élevé de protection pour la population canadienne et nos écosystèmes. Cependant, entre temps, des mesures intérimaires menant à cet objectif final peuvent être prises, comme reconnaître les droits environnementaux dans les lois adoptées par les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux, autochtones et municipaux.

6. Comment puis-je m’impliquer?